De façon générale, depuis l’automne 2009, l’activité terroriste a été particulièrement meurtrière au Pakistan, faisant plusieurs centaines de morts, principalement à Peshawar et à Rawalpindi, mais aussi à Islamabad et Lahore. Les terroristes commettent des attentats suicides et des attaques commando. Le choix minutieux des cibles et du moment de l’attaque leur permet de causer de très lourdes pertes humaines. A Karachi, les vagues successives de violence (assassinats ciblés, affrontements entre groupes religieux) qui se sont produites depuis l’automne 2009 ont fait plus de 300 morts.
Il faut aussi compter avec un risque d’enlèvement significatif, notamment au Baloutchistan et en Khyber-Pakhtunkhwa (ex-NWFP), y compris dans le district touristique de Chitral. Certains enlèvements récents se sont conclus par une issue heureuse : un ressortissant grec enlevé dans la région de Chitral en septembre 2009 a été libéré en avril 2010 ; auparavant, un de nos compatriotes, enlevé en mai 2009 alors qu’il traversait le Baloutchistan a été libéré après trois mois de captivité particulièrement éprouvants. Cependant, ce n’est pas toujours le cas : un ingénieur polonais a été décapité par ses ravisseurs en février 2009 après plus de quatre mois de détention.
Dans ce contexte, l’Ambassade de France reitère avec force ses recommandations de sécurité : limitez vos déplacements aux grands centres urbains du Pendjab et du Sindh, variez vos itinéraires, évitez les concentrations de foule et les points de rassemblement des forces de l’ordre, ne vous rendez pas dans les lieux de réunion habituels des expatriés (grands hôtels, restaurants exposés, marchés, magasins de vente de cd et de dvd) aux jours et heures de haute fréquentation.
Par ailleurs, deux Français ont été détenus pendant plusieurs jours à la prison de Peshawar au début du mois de juin. Les autorités pakistanaises leur reprochaient de n’avoir pas respecté les restrictions portées sur leurs visas. Ils ont été finalement libérés après dix jours de détention dans des conditions pénibles. Cet incident, après d’autres, montre qu’il est indispensable de veiller très scrupuleusement aux indications et restrictions portées sur les documents de voyage. N’allez pas sans autorisation là où votre visa ne vous permet pas d’aller. Ne voyagez pas avec un visa expiré même de quelques jours seulement. Vous pourriez être arrêtés par les autorités pakistanaises, qui sont très vigilantes, et rester en détention. Il faut en outre savoir que les fonctionnaires de police pakistanais ne font pas toujours remonter l’information immédiatement. De ce fait, l’Ambassade ou le Consulat général ne sont pas informés de l’arrestation d’un ressortissant français et ne sont alors pas en mesure d’exercer leur mission de protection consulaire. Il est arrivé dans le passé qu’une telle situation se traduise pour un compatriote par plusieurs semaines de détention et d’isolement complet.
Les ressortissants français sont également invités à prendre contact avec l’Ambassade de France, le Consulat général de Karachi et le réseau des consuls honoraires pour tout problème particulier . |
Cette fiche a été rédigée en application des consignes générales du Ministère des Affaires étrangères afin de sensibiliser les résidents français :
A/ aux mesures prévues par l’Ambassade en cas de catastrophe majeure susceptible de survenir
B/ à la nécessité de prendre certaines mesures de précaution et constituer certains stocks de sécurité utiles en cas de catastrophe naturelle.
Dans le cadre du plan de sécurité établi par l’Ambassade de France, il vous est précisé que le quartier où vous résidez relève d’un des « îlots de sécurité » défini.
Résident du quartier , vos responsables d’îlots sont : (voir courrier adressé individuellement aux personnes immatriculées).
Nota important : Les responsables d’îlots ne doivent être dérangés qu’en cas de survenance de crise grave, type catastrophe naturelle, attentats, etc.. Ils sont les relais de l’Ambassade avec la Communauté française, mais ne se substituent pas aux services de l’Ambassade pour ce qui relève notamment des questions administratives.
1 - En cas de crise majeure (catastrophe naturelle ou autre), ne prenez pas de décision sans avoir tenté de recueillir de vos responsables d’îlot leurs avis ou leurs conseils. Interrogez vos amis et voisins français qui auraient pu déjà recueillir ces avis. Vous contribuerez ainsi à éviter les engorgements ou déplacements inutiles. En cas de séisme, ne quittez votre domicile (hors avis des responsables de votre îlot) que si le danger est grand et imminent.
2 - Si vous avez des voisins de nationalité française ou européenne et que votre inquiétude est devenue trop grande, constituez un groupe au domicile de l’un d’entre vous et signalez le fait à vos responsables d’îlots ou de secteur.
3 - si vous recevez de vos responsables d’îlots un ordre de regroupement, n’en discutez pas le bien-fondé. A ne pas obéir, vous prendriez le risque de rester totalement isolé dans votre quartier. Si vous avez reçu instruction de vous regrouper en un point de votre îlot en vue d’un déplacement vers l’un des 4 centres de regroupement de la communauté française, tentez, dans toute la mesure du possible, de constituer un petit groupe ou un convoi pour vous y rendre. Si des compatriotes âgés ou faibles habitent près de votre domicile, aidez-les à effectuer ce déplacement.
4 - tâchez de savoir quels sont les français qui vivent près de chez vous. Connaissez-les et faites-vous connaître. Ces relations pourront s’avérer très utiles en cas de crise grave.
5 - ayez près de votre téléphone une fiche, visible et accessible, sur laquelle figurent les coordonnées des responsables de votre îlot, les numéros de téléphone de l’Ambassade et des services d’urgence (police, médecins, pompiers, sécurité civile).
6 - n’attendez pas que le réservoir de votre véhicule soit vide pour le remplir. Faites en sorte qu’il soit toujours à moitié plein. En cas de crise, l’autonomie et la disponibilité de votre véhicule seront très précieuses. Ceux qui peuvent le faire en toute sécurité auront intérêt à entreposer chez eux une petite réserve de combustible.
7 - ayez toujours chez vous des provisions et une réserve d’eau potable en quantité suffisante pour faire face à l’éventualité d’une semaine de pénurie ou d’immobilisation (voir fiche sur les stocks à envisager dans la perspective d’une crise).
Fiche Conseil n°2 - Stock d’urgence Stocks à envisager dans la perspective d’une crise importante
Ces recommandations sont sur la base d’une auto-suffisance d’une semaine.
Ambassade de France au Pakistan Diplomatic Enclave (French Gate)- G/5 - ISLAMABAD - Numéro d’urgence : (051) 282.43.29 - (051)201.14.22 - Portable : 0308 505 5004 En cas de crise, la sécurité est l’affaire de tous. |